
La Maison Blanche a répondu jeudi aux critiques concernant la libération du marchand d’armes russe Viktor Bout dans le cadre d’un échange de prisonniers visant à ramener aux États-Unis la basketteuse professionnelle américaine Brittney Griner, emprisonnée en Russie pour trafic de drogue.
La porte-parole de la Maison Blanche, Karine Jean-Pierre, a reconnu que les «résultats immédiats» de cette mesure «peuvent sembler injustes ou arbitraires», car «les négociations sur la libération des prisonniers sont parfois très compliquées».
Elle a toutefois souligné que Washington avait procédé à une évaluation de la sécurité dans la perspective de l’accord d’échange, concluant que le marchand d’armes ne constituerait pas une menace pour la sécurité des États-Unis.
«Le président (des États-Unis, Joe Biden) n’a pas pris cette décision à la légère. Il pensait que c’était la meilleure chose à faire pour la sécurité de Brittney», a déclaré la porte-parole.
Bout, surnommé le «marchand de guerre» pour son implication dans le trafic d’armes, a été arrêté en Thaïlande en 2008 sur ordre des États-Unis et purgeait une peine de 25 ans de prison.
Jean-Pierre a déclaré que tout en célébrant le retour de Brittney, l’administration Biden reste en contact avec la famille de l’ancien marine américain Paul Whelan, emprisonné en Russie pour espionnage.
«Les Russes n’étaient pas disposés à négocier de bonne foi la libération de Paul Whelan pour le moment», a-t-il annoncé. «Nous sommes déterminés à obtenir la libération de Paul, mais nous n’entrerons pas dans les détails», a-t-il ajouté.
Dans une interview accordée à CNN, M. Whelan s’est dit déçu de ne pas avoir été inclus dans l’échange : «Je suis très déçu que l’on n’ait pas fait davantage pour obtenir ma libération, d’autant que l’on approche du quatrième anniversaire de mon arrestation».
«J’ai été arrêté pour un crime qui n’a jamais eu lieu… Je ne comprends pas pourquoi je suis encore assis ici», a-t-il déclaré à CNN lors d’un appel téléphonique depuis la prison.






