
Le gouvernement britannique a déclaré mardi qu’il avait imposé des sanctions à plus d’une douzaine de hauts responsables de l’armée russe pour leur rôle au sein des forces armées et leur participation à l’invasion «inhumaine» et «injustifiée» de l’Ukraine.
Les autorités ont déclaré que la majorité des personnes sanctionnées sont des commandants de l’armée «impliqués dans des attaques de missiles sur des villes ukrainiennes». Il s’agit également d’un homme d’affaires iranien et d’un membre de l’armée, tous deux impliqués dans la production ou la fourniture de drones «destinés à des attaques» contre le pays, a indiqué le gouvernement britannique dans un communiqué.
«Le Royaume-Uni a annoncé aujourd’hui un nouveau train de 16 sanctions contre des commandants et des unités militaires russes pour leurs liens avec les forces armées russes», indique le communiqué, notant que cette mesure a été prise face à «l’intensification de la campagne de terreur de la Russie contre l’Ukraine, contre des infrastructures énergétiques vitales».
Au total, douze commandants ont été touchés par ces mesures, ainsi que plusieurs unités impliquées dans des attaques contre des villes du pays. Le général Robert Baranov, identifié comme le commandant de l’unité responsable de la programmation des lancements de missiles de croisière, fait partie des personnes concernées.
On estime que plus de 6 000 civils ukrainiens ont été tués depuis le début de l’invasion, principalement à la suite d’attaques d’artillerie et de bombardements. Les autorités britanniques ont rappelé que «le ciblage direct et intentionnel de civils constitue une violation grave du droit international».
Le ministre des Affaires étrangères, James Cleverly, a insisté sur le fait que le Royaume-Uni «continue de soutenir l’Ukraine». «Les attaques calculées des forces russes contre les villes et les civils innocents ne resteront pas sans réponse», a-t-il déclaré.
Il a souligné que «le régime iranien est de plus en plus isolé alors que son propre peuple appelle à un changement de gouvernement». Cleverly a accusé Téhéran de «conclure des accords sordides avec (Vladimir) Poutine dans une tentative désespérée de survie».






