
L’ancienne présidente du Parlement péruvien, María del Carmen Alva, s’est prononcée contre la possibilité pour son successeur, José Williams, d’exercer les fonctions de chef d’État lorsque la présidente du pays, Dina Boluarte, est en déplacement à l’étranger.
S’exprimant dans les micros de la radio locale RPP, l’ancienne présidente du Congrès de la République a admis qu’elle n’était pas d’accord «sur le fond» de cette proposition présentée en début de semaine par l’exécutif andin.
«Je ne pense pas que le président du Congrès doive prendre le relais du président de l’exécutif car, s’il n’y a pas de vice-présidents, c’est le Premier ministre qui doit prendre le relais. Mais il faut que ce soit quelqu’un de l’exécutif», a fait remarquer Alva.
Alva a critiqué la possibilité pour un représentant des pouvoirs de l’État de prendre le gouvernement du pays. «Ce n’est ni prudent ni responsable», a-t-il critiqué.
Par ces déclarations, l’ancienne présidente du Parlement, qui était autrefois la face visible des critiques à l’encontre de Pedro Castillo pendant son mandat, s’est distancée des voix de l’opposition à ce mandat, qui soutiennent aujourd’hui les propositions de Boluarte, l’ancien «numéro deux» de Castillo.
La Commission de la Constitution et des Règlements du Congrès péruvien a suspendu mardi la séance pour débattre du projet de loi proposé par le gouvernement visant à confier la fonction présidentielle au chef du Parlement lorsque le chef de l’État est à l’étranger.
La décision d’arrêter l’analyse de la proposition de la présidente du Pérou, Dina Boluarte, intervient un jour après que l’exécutif ait présenté la proposition à «caractère urgent» de nommer M. Williams à la tête de la présidence lorsque le chef de l’État se rend dans un autre pays.
Source: (EUROPA PRESS)






