
Un tribunal britannique a condamné à 12 ans de prison Tarek Namouz, un barbier de 43 ans qui a envoyé à l’État islamique des milliers de livres sterling provenant de l’aide publique accordée dans le cadre de la crise du coronavirus.
Namouz, qui tenait un salon de coiffure dans l’ouest de Londres, a été reconnu coupable de huit chefs d’accusation, dont celui de financement du terrorisme, après avoir utilisé des subventions publiques qui lui avaient été accordées pour la crise de la pandémie pour financer des opérations en Syrie entre novembre 2020 et mai 2021.
Arrêté en mai 2021 pour ces chefs d’accusation, il a été placé en détention provisoire pour continuer à purger une peine de dix ans pour le viol d’une jeune femme de 18 ans dans un pub qu’il possédait en 2014 jusqu’à cette dernière condamnation.
Après que la sentence lui ait été lue, Namouz a remercié le juge, mais pas les officiers qui le gardaient, qu’il souhaitait voir morts. «Qu’Allah vous détruise», a-t-il dit, tout en les appelant à le retrouver le jour du Jugement dernier. «Vous finirez en enfer», a-t-il dit.
La police a découvert qu’il avait envoyé au moins 12 700 euros, bien qu’il se soit lui-même vanté auprès d’une connaissance venue lui rendre visite en prison que le montant pouvait atteindre 25 000 euros.
Le destinataire serait un certain Yahya Ahmed Alia, qu’il décrit comme un «ancien combattant de l’État islamique», capable d’acheter des fusils de sniper pour 2 500 euros. Toutefois, devant le juge, M. Namouz a nié savoir comment les fonds étaient dépensés et a déclaré que son objectif était «d’aider les pauvres en Syrie».
Source: (EUROPA PRESS)






