
Le porte-parole du bureau des droits de l’homme de l’ONU, Jeremy Laurence, a appelé le gouvernement sri-lankais à obtenir des «réparations complètes» pour les victimes des attaques qui ont eu lieu dans le pays en 2019 et qui ont fait 279 morts, et à faire en sorte que «justice soit faite et que la vérité soit établie».
Ses propos interviennent alors que la Cour suprême a reconnu vendredi l’ancien président Maithripala Sirisena et ses responsables de la sécurité coupables de négligence pour n’avoir pas su empêcher les attentats et leur a ordonné de verser des indemnités aux familles des victimes.
«Bien qu’aucune compensation financière ne puisse effacer la souffrance et la douleur des victimes et de leurs familles, ce jugement est un pas en avant dans la reconnaissance du préjudice qu’elles ont subi et de leur droit à la vérité, à la justice et à la réparation», a déclaré M. Laurence dans un communiqué.
Toutefois, l’ONU appelle le gouvernement à garantir «une indemnisation adéquate des victimes et à veiller à ce que leurs représentants soient dûment consultés pour le versement des fonds convenus», a-t-il ajouté.
Il a réitéré ses recommandations et a demandé que «les résultats des enquêtes soient rendus publics» et qu’une «enquête indépendante et transparente soit menée avec l’aide internationale et la participation des victimes et de leurs représentants».
Outre l’ancien président, l’ancien inspecteur général de la police Pujith Jayasundara, l’ancien directeur des services de renseignement Nilantha Jayawardhane, l’ancien ministre de la défense Hemasiri Fernando et l’ancien chef des services de renseignement nationaux Sisira Mendis ont également été condamnés à verser des indemnités.
Au total, 500 personnes ont été blessées dans ces explosions, les pires violences qu’ait connues le pays depuis la fin de la guerre civile en 2009. À ce jour, plusieurs branches de l’enquête ont suggéré que l’État islamique pourrait être à l’origine de l’attentat, mais le département des enquêtes criminelles n’a trouvé aucune preuve concluante de la responsabilité des djihadistes.
Source: (EUROPA PRESS)






