
Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a présenté lundi ses excuses pour les «propos grossiers» tenus par son prédécesseur au pouvoir, Jair Bolsonaro, à l’encontre de la population argentine, et a appelé au rétablissement d’une relation fraternelle qui «n’aurait jamais dû être interrompue».
Dans le cadre de son voyage à Buenos Aires, Lula a rencontré son homologue argentin, Alberto Fernández, à qui il a lancé un appel pour «reconstruire» la relation «pacifique, productive et avancée» entre deux pays qui «sont nés pour croître, se développer et générer de meilleures conditions de vie pour leurs peuples».
En ce sens, Lula a même qualifié Bolsonaro de «génocidaire» pour sa gestion de la pandémie de coronavirus – qui a durement touché la nation sud-américaine – et s’est également excusé pour «toutes les insultes qu’il a adressées à Fernández», selon «O Globo».
Les relations entre Brasilia et Buenos Aires ont été tronquées pendant le mandat de Bolsonaro (2018-2022), principalement en raison des différences idéologiques entre les deux dirigeants qui ont conduit Bolsonaro à soutenir Mauricio Macri aux élections.
Après la victoire de Fernández aux élections présidentielles de décembre 2019, Bolsonaro a regretté cette élection et est même allé jusqu’à insinuer que l’Argentine pourrait devenir le nouveau Venezuela du continent, selon le portail Universo Online.
S’adressant à la presse après la rencontre, M. Fernández a qualifié la réunion de «merveilleuse» et a prédit que les liens entre les deux pays seront désormais «beaucoup plus profonds» et «dureront des décennies».
«Tout le monde connaît la profonde affection et l’admiration que j’éprouve pour mon ami Lula (…) C’est un leader et un grand homme d’État», a déclaré la présidente Fernández, qui a fait l’éloge des mandats passés de Lula, où il a réussi à «sortir des millions de Brésiliens de la pauvreté».
À ce stade, le chef d’État argentin a assuré que Brasilia et Buenos Aires entrent dans «une autre étape» de leurs relations, bien que les deux nations soient toujours liées par «les mêmes problèmes et les mêmes besoins» auxquels elles ont été confrontées «il y a 200 ans», rapporte Télam.
«Bolsonaro est passé par le Brésil et Macri par l’Argentine, et les défis auxquels nous sommes confrontés sont très similaires», a déclaré Fernández, lançant ainsi une critique sévère des prédécesseurs respectifs de chaque président.
Après sa victoire électorale, Lula a promis que le premier pays où il se rendrait serait l’Argentine, en vue de rétablir les relations entre les deux pays. Pour tenir cette promesse, le président s’est rendu dimanche à Buenos Aires. «Nous allons reprendre les liens», a assuré le président brésilien.
Source: (EUROPA PRESS)






