
Des envoyés spéciaux des États-Unis, de l’Union européenne, du Royaume-Uni, de la Norvège, de la France et de l’Allemagne ont achevé une visite conjointe au Soudan afin d’évaluer de première main le difficile processus de transition dans ce pays africain à la suite du coup d’État militaire d’octobre 2021 dirigé par Abdelfatá al Burhan.
Il existe actuellement, en principe, un accord de paix «officiel», connu sous le nom d’accord-cadre, piloté par l’armée et toujours en cours d’élaboration, qui a déjà été rejeté par de nombreux groupes de la société civile, qui ont préféré négocier leur propre feuille de route au Caire, dans laquelle les militaires n’ont pas leur place.
«Le processus de l’Accord politique cadre reste, selon nous, la meilleure base pour former un gouvernement de transition dirigé par des civils», selon le communiqué conjoint des représentants internationaux, «et pour établir des arrangements constitutionnels pour une période de transition menant à des élections».
«Les envoyés spéciaux et les représentants ont fortement découragé les processus parallèles», ajoute la note, publiée par la délégation de l’UE au Soudan sur son site web.
Les représentants ont appelé à «un effort concerté pour finaliser les négociations et parvenir rapidement à un accord final pour former un gouvernement de transition dirigé par des civils afin de relever les défis politiques, économiques, humanitaires et sécuritaires urgents du Soudan.
Dans le même temps, le «Quartet pour le Soudan», représenté par les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, a proposé aux militaires une réunion avec les forces civiles qui rejettent un accord-cadre en raison de la possibilité que celui-ci finisse par exonérer le général Al Burhan des violences déployées l’année dernière contre les civils qui protestaient contre le coup d’État militaire et qui ont fait une centaine de morts.
Ces derniers comprennent des noms aussi éminents que l’actuel ministre des finances, Jibril Ibrahim, également chef du Mouvement pour la justice et l’égalité (JEM), chef d’une faction dissidente du Mouvement de libération du Soudan (SLM-MM) et gouverneur du Darfour, Minni Minawi, et Jaafar El Mirghani, vice-président du principal parti unioniste démocratique (DUP).
Ces trois partis sont membres des Forces pour la liberté et le changement – Bloc démocratique (FFC-DB) formées en novembre de l’année dernière et participent tous à l'»initiative égyptienne».
Source: (EUROPA PRESS)






