
La Turquie et la Grèce ont temporairement mis leur rivalité historique entre parenthèses avec la visite du ministre grec des Affaires étrangères, Nikos Dendias, dimanche, pour apporter une aide au nom de son pays aux dizaines de milliers de personnes touchées par le tremblement de terre catastrophique de lundi.
Accompagné de son homologue turc, Mevlut Cavusoglu, M. Dendias a transmis les «plus profondes condoléances» du gouvernement grec au centre de soins d’Antioche, ainsi que l’ordre du premier ministre du pays, Kiriakos Mitsotakis, selon lequel «la Grèce doit faire tout ce qui est en son pouvoir pour aider la Turquie en ce moment très difficile».
Le séisme a dévasté une douzaine de provinces dans le sud du pays et fait plus de 24 000 morts, auxquels s’ajoutent plus de 3 000 personnes en Turquie. Le bilan actuel dépasse les 28 000 morts, mais l’ONU craint que ce nombre ne double à terme.
«Nous ne devrions pas attendre que les catastrophes naturelles deviennent un facteur d’amélioration de nos relations», ont déclaré les ministres de deux pays en désaccord sur des questions telles que le statut de Chypre du Nord, l’exploitation des ressources en Méditerranée et la crise migratoire sur le fleuve frontalier Evros.
«J’aurais aimé être ici pour des raisons plus heureuses, mais le fait est que nous sommes ici maintenant», a déploré Dendias dans des propos rapportés par le quotidien grec «Kathimerini» dans son édition en ligne.
Le ministre des Affaires étrangères rencontrera des membres de la mission d’aide grecque, qui opère dans les zones touchées, et discutera avec son homologue de la possibilité d’étendre sa présence dans le pays dans les prochains jours, ainsi que de mécanismes d’aide supplémentaires.
Source: (EUROPA PRESS)






