
Un tribunal de Jakarta, en Indonésie, a condamné lundi l’ancien chef des affaires internes de la police nationale, Ferdy Sambo, à la peine de mort pour le meurtre de son adjoint, Nofriansyah Yosua Hutabarat, tout en l’accusant d’entrave à la justice par dissimulation de preuves de son crime.
Le juge président, le juge Wahyu Iman Santoso, a nié toute circonstance atténuante qui pourrait témoigner d’une certaine clémence à l’égard de Sambo, pour lequel les procureurs avaient requis la prison à vie, une peine moins lourde que celle finalement prononcée.
Au contraire, le tribunal à trois juges a retenu plusieurs facteurs aggravants, notamment les manœuvres du défendeur pour dissimuler les preuves de son crime, les dommages qu’il a causés à l’institution de la police et le désastre qu’il a causé pour de nombreux agents qui ont participé au stratagème.
Sambo, 50 ans, est le premier des cinq accusés dans l’affaire à recevoir son verdict, en attendant les verdicts de sa femme Putri Candrawathi, de deux anciens officiers de police, Richard Eliezer et Ricky Rizal, et de l’assistant Kuat Ma’ruf.
Le tribunal a estimé qu’il était prouvé que la victime avait été abattue de plusieurs balles à bout portant par Eliezer sur les ordres de Sambo, qui a également ouvert le feu, en juillet 2022. Le motif du meurtre a fait l’objet de nombreuses spéculations, bien que les procureurs ne soient pas obligés de le prouver selon le verdict, rapporte le «Jakarta Globe».
Dans un premier temps, Sambo a tenté de dissimuler le meurtre en affirmant que Hutabarat – qui n’était pas armé au moment de sa mort – était mort après avoir été impliqué dans une fusillade avec un autre individu, accusé d’avoir harcelé la femme de Sambo. Cependant, les procureurs ont émis l’hypothèse que la femme de l’accusé pouvait avoir eu une liaison avec la victime.
Source: (EUROPA PRESS)






