
Le bilan des attaques menées dimanche par des membres présumés de la milice de la Coopérative pour le développement du Congo (CODECO) contre la ville de Mungwalu, située dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), s’est alourdi à près de 20 morts, selon des sources de la société civile et des Nations unies.
Le président de la société civile de la province de l’Ituri, Dieudonné Lossa, a précisé que les attaques ont fait 19 morts et de nombreux blessés, il n’est donc pas exclu que le bilan continue de s’alourdir, selon le portail d’information Media Congo.
Il a également noté que les miliciens ont mis le feu à plusieurs maisons, un incident qui a lieu quelques jours seulement avant le début de l’inscription des électeurs pour les prochaines élections dans le pays africain. «C’est une façon de les priver de leur devoir civique pour qu’ils n’aillent pas voter», a-t-il expliqué.
Le porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, a déclaré lors d’une conférence de presse qu'»au moins 20 civils» ont été tués dans l’attaque du CODECO. «Ils ont également endommagé des infrastructures médicales lors d’une série d’attaques contre des villages de Djugu», a-t-il ajouté.
CODECO est principalement composé de membres de la communauté Lendu. L’augmentation de leurs attaques au cours des derniers mois a rappelé le conflit entre les Hema et les Lendu entre 1999 et 2007 pour les droits de pâturage et la représentation politique, qui a fait près de 50 000 morts, dans une région secouée par les opérations de plusieurs groupes armés.
Source: (EUROPA PRESS)






