
L’Union européenne a adopté lundi des sanctions contre huit personnes impliquées dans l’empoisonnement de l’opposant russe Alexeï Navalni à l’été 2020, dont trois officiers de l’agence de renseignement russe, le Service fédéral de sécurité (FSB).
Les Vingt-sept ont directement accusé Alexei Alexandrov, Vladimir Paniaev et Ivan Osipov d’avoir empoisonné le chef de l’opposition russe avec un agent neurotoxique de type Novichok et les ont accusés de violer la convention sur l’utilisation des armes chimiques.
Les mesures s’étendent également à plusieurs fonctionnaires de l’Institut de criminalistique du FSB qui sont accusés d’avoir participé à l’opération de traque et d’empoisonnement de Navalni, qui a été attaqué avant un vol de l’aéroport de Tomsk, dans l’intérieur de la Russie.
Après l’affaire Navalni, l’UE a appliqué des mesures à l’encontre de quatre personnes responsables de l’emprisonnement, mais désormais la «liste noire» européenne inclut les auteurs de l’attentat qui rejoignent les responsables de l’attentat de Salisbury contre l’ancien agent russe Sergueï Skripal et sa fille Ioulia.
Outre les huit Russes sanctionnés, l’UE sanctionne les personnes responsables de la fourniture des matériaux nécessaires à la fabrication d’armes chimiques en Syrie. Il s’agit des deux propriétaires de la société MHD Nazier Houranieh & Sons, qui fournit au Centre d’études et de recherches syriennes (SSRC) des matériaux utilisés pour produire des armes chimiques, ainsi que de la société elle-même.






