
La Commission européenne a annoncé mercredi l’ouverture d’une enquête approfondie visant à déterminer si le rachat du groupe eTraveli par Booking pourrait nuire à la concurrence dans le secteur des plateformes de voyage en ligne dans lequel les deux sociétés opèrent.
Bruxelles craint que le rachat ne confère à Booking une position dominante dans le secteur de l’hébergement touristique et lance une procédure d’enquête qui doit être conclue d’ici le 31 mars de l’année prochaine. Le groupe eTraveli offre des services de recherche, de réservation et d’exécution de vols avec ses plateformes Gotogate et Mytrip et possède également le moteur de recherche de compagnies aériennes TripStack.
Dans son enquête préliminaire sur l’opération qui lui a été notifiée en octobre dernier, Bruxelles a indiqué que Booking pourrait détenir une position dominante sur le marché des services d’agence de voyage en ligne pour l’hébergement et que l’opération pourrait réduire sensiblement la concurrence dans ce secteur en combinant les activités d’eTraveli dans le domaine du transport aérien avec celles de Booking.
Les services communautaires craignent que l’opération n’entraîne une multiplication des barrières à l’entrée et à l’expansion des agences de voyages en ligne concurrentes, et notamment que l’opération ne limite la capacité de ces dernières à atteindre de nouveaux clients.
«Booking est de loin l’agence de voyage en ligne la plus populaire en Europe et sert de lien entre des milliers d’hôtels et des millions de voyageurs européens. En rachetant un acteur majeur du secteur aérien, Booking étendrait son champ d’action à d’autres domaines d’activité de l’écosystème du voyage», a expliqué Margrethe Vestager, vice-présidente de la Commission européenne chargée de la concurrence.
«Compte tenu de la forte position de Booking en Europe, il convient d’évaluer soigneusement dans quelle mesure cette fusion renforce encore sa position et si elle peut fausser la concurrence dans certains segments du secteur du voyage», a-t-elle déclaré.






