
L’ancien président kenyan Uhuru Kenyatta a appelé à la fin «immédiate» des combats entre l’armée de la République démocratique du Congo (RDC) et le groupe rebelle Mouvement du 23 mars (M23) et a préconisé un retour aux termes de l’accord signé à Nairobi.
Kenyatta, le médiateur de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) pour le conflit, a indiqué que «la guerre doit cesser immédiatement dans l’est de la RDC entre les belligérants, toutes les parties au processus de Nairobi, afin de reprendre toute forme de dialogue».
«Même si nous sommes en conflit, même si nous ne nous comprenons pas, nous devons arrêter de nous battre», a-t-il déclaré, avant d’ajouter que «les personnes déplacées n’ont rien à voir avec le conflit». «Ayons pitié de ces gens, arrêtons de nous battre et discutons», a-t-il exhorté.
M. Kenyatta s’est dit choqué par la détérioration de la situation humanitaire due au conflit et a déclaré que des «milliers» de personnes avaient été touchées par les combats. «Ce nombre va augmenter», a-t-il prévenu, selon la radio congolaise Radio Okapi.
«Étant enfants de Dieu, nous devons savoir qu’un être humain n’est pas un animal. C’est ce que nous voyons aujourd’hui, comme si l’homme était un animal sauvage. Il est de notre responsabilité de mettre un terme à cette guerre. Nous ne condamnons personne. Ce conseil s’applique à toutes les parties en conflit», a-t-il déclaré.
Ces derniers jours, les combats se sont concentrés autour de la capitale provinciale du Nord-Kivu, Goma, après que l’armée de la RDC a bombardé la semaine dernière les positions du M23 dans la région.
Selon l’ONU, 188 000 personnes ont fui leur domicile depuis le 20 octobre, pour un total de près de 240 000 depuis le début de ce nouveau conflit, qui a provoqué une crise diplomatique entre la RDC et le Rwanda en raison du soutien présumé de Kigali au groupe armé – ce que les autorités rwandaises nient – et de l’intervention d’une force de soutien kenyane déployée dans le cadre de l’EAC.






