
Le Premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki, a appelé mardi soir au «calme et à la prudence» de la part de l’opposition et du public au lendemain de l’enquête sur l’explosion d’un missile à Przewodow, près de la frontière ukrainienne, qui a fait deux morts.
M. Morawiecki a appelé les citoyens polonais à «rester calmes face à cette tragédie». Soyons prudents. Ne nous laissons pas manipuler», a-t-il déclaré, comme le rapporte l’agence de presse polonaise PAP.
«Nous devons être guidés par la retenue et la prudence. Nous devons nous baser uniquement sur les faits», a souligné le Premier ministre, appelant «l’ensemble de la classe politique à la modération et à la responsabilité».
«En ces temps difficiles, nous devons montrer aux Polonais que nous sommes unis et que nous comprenons qu’il s’agit d’une affaire d’État», a-t-il déclaré, ajoutant que «dans des jours comme celui-ci», nous devons être unis afin «d’être en sécurité et de ne pas être intimidés».
Le Premier ministre s’est adressé aux Polonais, les mettant en garde contre les «fake news». «Nous ne pouvons pas succomber à toutes ces manipulations», a-t-il insisté.
Après avoir contacté les dirigeants européens qui ont manifesté leur soutien à Varsovie, le Premier ministre a annoncé que son gouvernement avait décidé de se concentrer sur le renforcement du contrôle du trafic aérien.
«Nous avons décidé d’augmenter la préparation au combat de certaines unités des forces armées polonaises, en mettant l’accent sur la surveillance de l’espace aérien», a expliqué le chef du gouvernement, qui a désigné ses alliés, avec lesquels il mène des analyses et des consultations sur l’invocation de l’article 4 du traité de l’Atlantique Nord pour activer les consultations au sein de l’OTAN.
Morawiecki a ajouté qu’il avait porté tous les services – police, gardes-frontières, pompiers, services spéciaux – à un niveau de préparation plus élevé.
Tard hier soir, les autorités polonaises ont confirmé la mort de deux personnes dans une explosion, mais ont refusé d’accuser la Russie, bien que l’Ukraine et les États baltes aient directement pointé du doigt Moscou.
Moscou a rejeté ces accusations et qualifié les insinuations de certains États membres de l’OTAN de «provocations», expliquant que les fragments de missiles dans la zone ne correspondent pas au type d’armement utilisé par la Russie.






