
Le président du Conseil européen, Charles Michel, a suggéré qu’une «réunion de coordination» soit organisée entre les dirigeants de l’UE participant au sommet du G20 à Bali – France, Italie, Allemagne et, en tant qu’invité, Espagne – afin de discuter de l’évolution de la violence en Ukraine.
«Je vais proposer une réunion de coordination ce mercredi avec les dirigeants de l’UE qui participent au G20 ici à Bali», a écrit Michel sur les médias sociaux, dans un message posté après une conversation téléphonique avec le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki.
M. Michel, qui s’est dit «choqué» par l’incident présumé lié à un missile dans une ville polonaise frontalière de l’Ukraine, a confirmé lors de sa conversation avec M. Morawiecki «l’unité et la solidarité totales de l’UE pour soutenir la Pologne».
Après avoir appris qu’au moins deux personnes étaient mortes dans l’explosion à la frontière polonaise, plusieurs dirigeants de l’UE ont pris la parole pour affirmer leur détermination à soutenir la Pologne face à toute agression, même si la plupart d’entre eux ont préconisé la prudence jusqu’à ce que les détails de ce qui s’est passé soient connus et analysés.
En l’absence de déclarations publiques des dirigeants européens présents à Bali, des sources diplomatiques françaises consultées par Europa Press ont indiqué que le président du pays, Emmanuel Macron, a déjà pu contacter les autorités polonaises et en est informé.
Sans préciser si Macron ou d’autres dirigeants sont favorables à ce type de réunions de coordination, les sources ont estimé que le mercredi matin serait le meilleur moment pour «sensibiliser» les autres partenaires.
La première ministre italienne, Giorgia Meloni, n’a pas encore exprimé sa position, mais son vice-premier ministre et responsable des affaires étrangères, Antonio Tajani, l’a fait, expliquant le travail de contacts «constants» pour suivre l’évolution de ce qui s’est passé avec les Européens et les alliés.
Entre-temps, Varsovie étudie les conditions actuelles et se demande si les conditions sont réunies pour engager des procédures visant à invoquer l’article 4 du traité de l’Atlantique Nord, qui prévoit des consultations entre alliés lorsqu’un membre de l’OTAN estime que son intégrité territoriale, sa sécurité ou son indépendance politique sont menacées.
Elle a été invoquée sept fois depuis sa création, la dernière fois à la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie le 24 février. À cette époque, la Bulgarie, la République tchèque, l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne, la Roumanie et la Slovaquie ont demandé des consultations.






