
Le secrétaire d’État américain Antony Blinken a exprimé dimanche son inquiétude face à «l’escalade de la violence» dont sont victimes les manifestants lors des manifestations en Iran.
«Très préoccupé par les informations selon lesquelles les autorités iraniennes intensifient la violence contre les manifestants, en particulier dans la ville de Mahabad», a déploré M. Blinken.
«Nous continuons à demander des comptes aux personnes impliquées, tout en nous tenant aux côtés du peuple iranien», a déclaré le secrétaire d’État dans un message publié sur son compte Twitter officiel.
La police et les forces de sécurité iraniennes ont répondu avec une grande violence à une manifestation samedi soir dans la ville kurde de Mahabad, dans le nord-ouest du pays, où la police anti-émeute était présente dans des chars et a tiré sans discernement sur les manifestants, selon l’agence de presse DPA après avoir entendu des témoignages.
La ville a également été temporairement privée d’électricité pendant que les habitants évacuaient les blessés. On ne sait pas encore s’il y a des morts.
L’agence de presse Tasnim a donné un compte rendu différent de la situation, affirmant que des «terroristes armés» avaient mis le feu à des maisons privées et à des installations publiques dans la nuit de samedi à dimanche, provoquant la panique dans toute la ville. Plusieurs dirigeants des groupes terroristes présumés ont été arrêtés, a indiqué Tasnim, citant les autorités locales chargées de la sécurité.
Dimanche, le pouvoir judiciaire iranien a convoqué cinq actrices et d’autres personnalités en Iran pour qu’elles expliquent leur soutien aux protestations contre la mort en détention de la jeune femme kurdo-iranienne Mahsa Amini après son arrestation pour avoir prétendument porté le mauvais foulard.
Les actrices, identifiées comme Elnaz Shakerdost, Mitra Hayar, Baran Kaushari, Sima Tirranzah et Hengeme Ghaziani, ont été citées pour avoir publié un «contenu provocateur» non spécifié.
Au moins 342 personnes ont été tuées, dont au moins 43 mineurs et 26 femmes, au cours de la répression menée par les autorités contre les manifestants à la suite de la mort d’Amini, selon le dernier bilan établi cette semaine par l’ONG Iran Human Rights.






