
Le gouvernement iranien a déclaré qu’il prendrait des mesures «réciproques» à la décision de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) d’adopter une résolution critiquant Téhéran pour son «manque de coopération», que les autorités iraniennes attribuent à des «objectifs politiques».
Le porte-parole du ministère iranien des affaires étrangères, Naser Kanani, a souligné que le gouvernement répondra aux «mesures non constructives», mais a déclaré que Téhéran maintiendra son «interaction constructive» avec ceux qui veulent choisir cette voie, selon l’agence de presse iranienne IRNA.
«Les actions de l’Iran sont une réponse à la récente résolution du Conseil des gouverneurs de l’AIEA, une résolution malheureusement émise après une action politique des États-Unis et de trois pays européens», a-t-il critiqué, notant que ces pays ont «imposé» la résolution par «pression politique».
Il a souligné que «les détails des mesures prises par l’Iran seront notifiés à l’AIEA», avant de réaffirmer que «l’Iran a le programme nucléaire pacifique le plus transparent», comme le rapporte l’agence de presse Mehr. «Elle possède le plus grand nombre d’installations sous la supervision de l’AIEA et le plus grand nombre d’inspections de l’AIEA», a-t-il déclaré.
«On espère donc que les actions politiques en rapport avec la coopération constructive de l’Iran avec l’agence seront évitées et que la coopération pourra se poursuivre», a déclaré M. Kanani, soulignant que «les actions de ces quatre pays montrent qu’ils veulent toujours affecter les activités techniques entre l’Iran et l’AIEA par des postures politiques».
Le texte, proposé par les États-Unis, le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne, a été soutenu par 26 des 35 membres du Conseil des gouverneurs de l’AIEA. La Chine et la Russie se sont opposées à la mesure, tandis qu’au moins cinq pays se sont abstenus. La résolution reproche à l’Iran son manque de coopération avec l’enquête de l’agence sur les traces d’uranium découvertes dans au moins trois de ses installations.






