
Le ministre de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Alimentation, Luis Planas, a indiqué qu’il espérait confirmer une augmentation pour l’Espagne de 650 tonnes de quota de pêche pour l'»espèce précieuse» qu’est le thon rouge si la proposition était approuvée lors de la réunion plénière de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (CICTA), qui se tient ce lundi après-midi.
C’est ce qu’a déclaré le ministre lundi à Bruxelles, où il s’est rendu pour participer à la réunion des ministres de l’agriculture et de la pêche de l’Union européenne (UE).
M. Planas a ajouté que, si cette augmentation de quota de 650 tonnes est confirmée, ce qui représente près de 10 % du quota espagnol total, le quota total de thon rouge pour l’Espagne sera de 6 800 tonnes en 2023.
Le quota attribué à l’Espagne, le pays européen qui capture le plus de thon, était de 6 093 tonnes en 2022 et de 6 107 tonnes en 2021.
QUOTAS PROPOSÉS PAR LA COMMISSION Parallèlement, l’Espagne étudie la proposition de quotas de pêche que la Commission européenne présentera au prochain Conseil sur cette question, prévu les 12 et 13 décembre, et qui, selon M. Planas, «semble meilleure que celle de l’année dernière», bien qu’il ait lancé un appel à la prudence, car «nous ne devons pas être confiants» tant qu’il n’y a pas d’accord.
M. Planas, qui a souligné son rôle de «négociateur», a prévenu que le débat «va être complexe» et que les ministres auront «trois jours pour parler et deux nuits, comme dirait Sabina».
» Tout va très vite «, a déclaré le ministre, tout en rappelant qu’il y a huit jours, le gouvernement espagnol a déposé un recours auprès de la Cour de justice pour l’annulation du règlement d’application 2022/1614 de la Commission européenne, qui interdit la pêche dans 87 zones du plateau atlantique à des profondeurs comprises entre 400 et 800 mètres, considérées comme des écosystèmes marins vulnérables.
À cet égard, M. Planas a assuré qu’il entretient un dialogue ouvert tant avec la Commission qu’avec le commissaire européen à l’environnement, M. Virginijus Sinkevicius, à qui il ne cache pas que l’Espagne est «la première flotte de pêche communautaire», ce qui signifie qu’elle a «des intérêts très divers et importants» et que «la mission du ministre est de les défendre».
TRANSITION DE LA FLOTTE En revanche, en ce qui concerne la décarbonisation de la flotte de pêche, M. Planas a déclaré qu’il s’opposerait à la fixation d’un délai pour que les navires cessent d’utiliser des moteurs diesel si «une bonne technique alternative n’est pas disponible».
«Nous sommes dans un processus accéléré de transition écologique, mais cela ne signifie pas que les choses doivent être faites simplement parce qu’il y a une échéance, mais qu’elles doivent être faites quand une technique est disponible», a-t-il déclaré.






