
Les dirigeants politiques guinéens ont appelé les parties à participer à la table de dialogue national pour le processus de transition en Guinée convenu avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
C’est le cas de l’ancien Premier ministre de Guinée, Lansana Kouyaté, fondateur du Parti de l’espoir pour le développement national, qui a déclaré jeudi qu’il avait bon espoir que le nouveau processus de transition aboutisse.
«Notre histoire est tumultueuse. Elle a connu des coups d’État répétés, des coups militaires, mais aussi des coups constitutionnels. S’agira-t-il d’une transition de plus ou d’une transition qui jettera les bases de la paix dans une compréhension claire de ce que veulent les Guinéens, c’est-à-dire la démocratie et le développement ?», a-t-il interrogé.
M. Kouyaté a également expliqué que le dialogue, qui sera inauguré par le Premier ministre de transition, Bernard Goumou, devrait réunir toutes les forces politiques du pays, car il est nécessaire que «tout le monde s’assoie à la table». «C’est un devoir», a-t-il déclaré, comme le rapporte le portail d’information Media Guinee.
Dans la même veine, le fondateur de l’Union des forces démocratiques de Guinée, Amadou Bah Oury, a expliqué que les «absents ont tort». «Ils risquent de passer à côté de l’histoire du pays», a-t-il déclaré.
«Il y avait un accord entre la Guinée et la CEDEAO qui fixait la durée de la transition à deux ans. Donc, de ce point de vue, la Guinée et la communauté régionale se sont entendues sur le calendrier. C’est à nous, acteurs politiques guinéens, d’aller au fond des choses», a-t-il déclaré.
La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et les autorités guinéennes ont élaboré un calendrier pour consolider la transition vers la démocratie en 24 mois, le calendrier débutant le 1er janvier 2023.
Le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya, commandant des forces spéciales guinéennes, a organisé, avec 500 hommes, un coup d’État dans ce pays africain le 5 septembre 2021. Les militaires sont entrés dans le palais de Séjoutouréya et ont capturé le président de l’époque, Alpha Condé, mettant fin à onze ans de règne.
Le coup d’État en Guinée est intervenu après des mois de crise politique dans le pays en raison de la décision de Condé de modifier la Constitution pour briguer un troisième mandat et de sa victoire à l’élection présidentielle de 2020, à laquelle les autres candidats, dont le chef de l’opposition Cellou Dalein Diallo, ont dénoncé des fraudes.






