
Vendredi, le Premier ministre canadien Justin Trudeau a défendu la déclaration de la Loi sur les urgences dans le cadre d’une enquête sur les manifestations organisées plus tôt cette année par le «convoi de la liberté», qui est descendu dans la rue pour protester contre les restrictions imposées par le COVID-19.
M. Trudeau a déclaré vendredi que les menaces pour la sécurité nationale posées par les manifestants étaient si pressantes qu’il n’y avait pas d’autre solution viable que de déclarer l’état d’urgence au Canada, car l’utilisation d’armes pendant les manifestations suscitait de sérieuses inquiétudes.
«On avait l’impression que ça se répandait. Et le fait que nous n’ayons pas vu de violence grave est une bonne chose, mais nous ne pouvons pas dire qu’il n’y avait pas de menace potentielle sérieuse», a déclaré le Premier ministre canadien, cité par le Globe and Mail.
En ce sens, le premier ministre canadien a expliqué que les événements des premières semaines ont pris la police au dépourvu et, au fil des semaines, il est devenu «évident» qu’il n’y avait pas de ressources ni d’outils pour faire face à la crise.
M. Trudeau a ainsi indiqué que le Groupe de réponse aux incidents (IRG), un comité spécial composé de ministres du cabinet canadien et de responsables de la sécurité, a déterminé que si la police avait besoin de «nouvelles autorités légales», cela nécessitait un autre type d’action.
«L’IRG a discuté de la possibilité d’une législation spéciale pour obliger les conducteurs à se conformer à leurs contrats gouvernementaux. En fin de compte, il a été déterminé que le processus législatif (y compris l’approbation effective) aurait pris des semaines», a déclaré le premier ministre, tel que rapporté par la CBC.
L’enquête menée par la Commission d’urgence sur l’ordre public, dirigée par le juge Paul Rouleau, a pour but de déterminer si les forces de police auraient pu gérer la situation sans déclarer la loi d’urgence.
Le témoignage de M. Trudeau marque la fin de la phase d’audiences publiques de la Commission, qui a pu entendre de nombreux témoins, fonctionnaires et manifestants, ainsi qu’examiner les messages clés afin de comprendre la pression subie par le gouvernement pendant les manifestations.
Le gouvernement canadien du Premier ministre Trudeau a imposé des vaccinations obligatoires aux camionneurs canadiens qui traversent la frontière américaine le 15 janvier, déclenchant une vague de protestations qui a contraint le gouvernement à promulguer la Loi sur les urgences au Canada.
Les forces de sécurité ont mis en place une répression pour tenter de déloger les manifestants qui bloquent depuis plusieurs jours le pont Ambassador reliant les villes de Détroit et de Windsor dans la province canadienne de l’Ontario. C’est l’une des plus importantes routes reliant le Canada et les États-Unis.
Au moins 13 personnes ont été arrêtées près du principal poste frontière américain dans le sud de l’Alberta pour avoir eu accès à des armes. Plus précisément, la police a saisi des armes à canon long, des armes de poing, plusieurs ensembles de gilets pare-balles, une machette, une grande quantité de munitions et des chargeurs d’armes à feu de grande capacité.






