
Le gouvernement chilien a conclu un accord avec deux des syndicats de camionneurs impliqués dans la grève qui dure depuis une semaine, ce qui désactive partiellement la grève des camionneurs, car cet accord n’inclut pas l’un des groupes de chauffeurs.
Le gouvernement chilien a convenu de dix points avec la Confédération nationale du transport de marchandises du Chili (CNTC) et FedeQuinta, tandis que Camioneros del Sur et Fuerza del Norte restent en dehors du pacte.
Le plan convenu avec deux des syndicats de camionneurs mobilisés prévoit la nomination de procureurs exclusifs par région pour enquêter sur les crimes contre les camionneurs et la stabilisation des prix du carburant dans la limite de 1,5 milliard de dollars, selon la radio AdnRadio.
Après avoir signé l’accord, le sous-secrétaire à l’intérieur, Manuel Monsalve, a souligné qu’il «profite à tous les Chiliens et toutes les Chiliennes» en stabilisant les prix des carburants.
En ce qui concerne cette mesure, M. Monsalve a précisé qu’elle bénéficiera à «tous ceux qui consomment du carburant au Chili, qu’ils soient chauffeurs routiers ou non», rapporte «BiobioChile».
De même, le représentant du ministère de l’Intérieur a encouragé les syndicats qui n’ont pas adhéré à l’accord à l’approuver «car il résout le problème des camionneurs et les problèmes du pays». «Il y a un large accord et nous sommes prêts à écouter ceux qui ne sont pas encore parvenus à un accord afin qu’ils puissent s’y joindre», a-t-il réaffirmé.
Le président de Fedequinta a célébré le fait qu’après le dialogue, deux des trois points pertinents pour le syndicat ont été atteints. «Nous pensons que cela satisfait la base (…), nous comprenons que l’État fait un grand effort», a-t-il ajouté, comme le rapporte Cooperativa.
Toutefois, les transporteurs qui n’ont pas signé l’accord avec le gouvernement continueront à se mobiliser.
Le gouvernement chilien a invoqué la loi sur la sécurité mercredi dernier pour faire face à la grève des camionneurs en raison des perturbations qu’ils provoquent sur les routes.
Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Carolina Tohá, a confirmé qu’ils avaient pris la décision de poursuivre pénalement – par le biais de la loi sur la sécurité de l’État – les chauffeurs routiers qui maintiennent des blocages dans différentes parties du pays.
La Confederación de Transportistas Fuerza del Norte a entamé lundi une grève illimitée pour protester contre les prix élevés du carburant et l’insécurité sur les routes. Il y a trois mois, les camionneurs avaient demandé au ministre des finances de mettre un terme à la hausse des prix.






