
Le président colombien Gustavo Petro a annoncé samedi qu’il était parvenu à un premier accord avec l’Armée de libération nationale (ELN) dans le cadre des négociations de Caracas, selon lequel le peuple indigène Embera qui a été déplacé par ce groupe pourra retourner dans ses resguardos.
«Le premier point d’accord auquel nous sommes parvenus avec l’ELN, depuis un peu plus d’une semaine que ces pourparlers se déroulent, est que le retour des populations déplacées par cette organisation des territoires indigènes embera dans leurs resguardos est autorisé, avec une garantie de non-répétition et de retour», a déclaré le président, comme le rapporte «El Tiempo».
Il a toutefois souligné qu’il s’agit d’un premier pacte qui doit être étendu au reste de la population. «Le retour doit être possible sur l’ensemble du territoire national pour tout groupe ethnique de la population et ses mélanges», a-t-il souligné.
Il a pris l’exemple de la ville de Murindó, dans le nord-est du pays, où il a souligné la nécessité de conclure un accord qui mette fin à l’hostilité à l’égard de la population afro et noire afin qu’elle puisse vivre en paix.
Les pourparlers entre le gouvernement et l’ELN ont débuté le 21 novembre dans la capitale vénézuélienne, avec l’intention, de part et d’autre, que les discussions deviennent un «instrument de changement».






