
L’Union européenne a «déploré» mardi l’exécution de 20 prisonniers en Arabie saoudite en novembre, une «évolution inquiétante» dans le recours à la peine de mort contre les personnes condamnées pour des crimes liés à la drogue.
«Malheureusement, cette évolution inquiétante suspend de facto le moratoire sur l’application de la peine de mort pour les infractions liées à la drogue, en vigueur depuis 2021. Par principe, l’Union européenne s’oppose fermement à la peine de mort en toutes circonstances», a critiqué la diplomatie européenne dans un communiqué.
Elle a demandé qu’il soit mis fin à ce châtiment «cruel et inhumain», notant qu’il «n’a aucun effet dissuasif sur le crime et représente un déni inacceptable de la dignité et de l’intégrité humaines».
La situation en Arabie saoudite a incité les experts des Nations unies à demander l’abolition de la peine de mort pour les infractions liées à la drogue. Au total, 20 personnes ont été exécutées dans le pays de la péninsule arabique depuis le début du mois de novembre, dont douze ressortissants étrangers.






