
La Commission européenne a souligné mercredi la perspective européenne «claire» du Kosovo après que les autorités du territoire ont signé la demande d’adhésion à l’UE.
«Le Kosovo a une perspective européenne claire. L’UE continue de soutenir le Kosovo sur son chemin vers l’UE, à commencer par la mise en œuvre de l’accord de stabilisation et d’association entre l’UE et le Kosovo, entré en vigueur en 2016», a souligné à Europa Press un porte-parole de l’exécutif européen à propos du pas franchi par Pristina.
La lettre va maintenant être remise à la présidence du Conseil de l’UE, assurée par la République tchèque, probablement demain, en même temps que le sommet des dirigeants de l’UE-27, et décidera alors du traitement et des prochaines étapes avant d’envoyer la demande à la Commission européenne pour qu’elle émette un avis sur les chances de Pristina de rejoindre le bloc.
Le traité de l’UE stipule que la présidence tournante doit informer les autres États membres ainsi que le Parlement européen. Il appartient ensuite aux ministres des affaires étrangères d’évaluer le cas et de décider s’il convient de demander un avis à Bruxelles.
À ce jour, cinq États membres de l’UE, dont l’Espagne, ne reconnaissent pas l’indépendance de l’ancienne province serbe. On ignore donc comment la demande de Pristina sera traitée, une étape qui prend normalement des mois au Conseil et qui pourrait être plus compliquée dans ce cas.
L’Espagne n’a pas précisé si elle soutiendrait la candidature du Kosovo après que le ministre des affaires étrangères, José Manuel Albares, ait déclaré en début de semaine qu’il s’agissait d’une «fiction politique», alors que la demande était imminente.
«Je n’aime pas faire de la politique fiction et pour le moment, ce n’est pas sur la table», a déclaré M. Albares lundi, après que la Serbie a demandé aux pays de l’UE qui ne reconnaissent pas l’indépendance du Kosovo de bloquer son adhésion au club européen.






