
Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a exprimé mercredi son inquiétude quant à la tension qui règne dans le corridor de Lachin, la route qui relie l’Arménie et la région contestée du Haut-Karabakh.
Un porte-parole de Guterres, Stéphane Dujarric, a déclaré que le secrétaire général «suit avec inquiétude les développements en cours dans le corridor de Lachin», selon une lettre de l’agence.
«Le Secrétaire général a exhorté les parties à désescalader les tensions et à assurer la liberté et la sécurité des mouvements le long du corridor, conformément aux accords précédemment conclus», a déclaré le porte-parole.
Les autorités azéries ayant décidé de bloquer la zone et de suspendre l’approvisionnement en gaz, les autorités locales – qui ont commencé à stocker du carburant pour éviter une crise majeure face au blocus – ont demandé à la population de n’utiliser les voitures qu’en cas de nécessité, en donnant la priorité aux ambulances et aux services minimums.
L’Assemblée nationale arménienne a adopté mercredi une résolution condamnant l’Azerbaïdjan pour son blocus «illégal» du corridor de Lachin.
«En raison des actions de l’Azerbaïdjan, une catastrophe humanitaire est provoquée dans le Haut-Karabakh, les droits de l’homme et les libertés fondamentales sont gravement violés, et la sécurité des Arméniens (dans la région) est directement menacée», peut-on lire dans la résolution, comme le rapporte Armenpress.
Le texte, adopté avec le soutien de 57 députés, aurait souligné qu’en raison du blocus, les résidents du Haut-Karabakh «ont été privés de leur droit à la libre circulation». «Des milliers de personnes, dont des enfants, ont été laissées en rade sur les routes, exposées au froid de l’hiver», indique le texte, qualifiant les actions de Bakou de «politique de génocide».
Ces dernières années, l’Arménie et l’Azerbaïdjan se sont affrontés au sujet du contrôle du Haut-Karabakh, un territoire à majorité arménienne qui est au cœur du conflit depuis qu’il a décidé de faire sécession de la région azerbaïdjanaise intégrée par l’Union soviétique en 1988.






