
Les Nations unies ont exprimé leur «profonde inquiétude» face aux appels à la mobilisation des membres de la communauté Nuer dans le Grand Jonglei et ont averti que cela pourrait conduire à des «attaques massives» contre la population de cette région du Sud-Soudan.
La Mission d’assistance des Nations unies au Soudan du Sud (MINUSS) a déclaré dans un communiqué que «ces mobilisations ont le potentiel de déclencher des attaques violentes qui ont un impact sérieux sur la société civile» et a affirmé que «toute résurgence du conflit compromettrait les progrès vers la paix réalisés par les contacts entre les dirigeants de l’État de Jonglei et de la zone administrative de Greater Pibor (GPAA)».
«La mission apprécie les contacts proactifs du gouvernement du Sud-Soudan avec les jeunes leaders impliqués pour désamorcer les hostilités et rétablir le calme», a-t-il déclaré, avant de souligner que «la responsabilité première de la protection des civils incombe au gouvernement».
À cet égard, il a souligné que «la MINUSS continue de déployer toutes les ressources disponibles et de faire tout son possible pour assurer la sécurité des populations touchées» et a rappelé que «des incidents similaires dans le passé ont entraîné la perte de vies humaines, l’enlèvement de femmes et d’enfants, le déplacement de milliers de civils et la destruction de biens».
Elle a donc appelé les dirigeants des communautés Nuer et Murle à «exercer une influence positive et constructive sur les jeunes, en les encourageant à s’engager dans le dialogue et à éviter le recours à la violence comme moyen de résoudre les différends».
La mission de l’ONU a également appelé les dirigeants communautaires à «assurer la libération des femmes et des enfants précédemment enlevés et la restitution du bétail pillé afin de promouvoir la réconciliation et le respect des droits fondamentaux». «La MINUSMA est prête à soutenir les autorités gouvernementales et les communautés respectives afin de réduire les tensions par le dialogue et d’autres moyens pacifiques», a-t-elle ajouté.
Le Soudan du Sud est doté d’un gouvernement d’union mis en place après la matérialisation de l’accord de paix de 2018 entre le président Salva Kiir et le chef rebelle Riek Machar, qui s’est traduit par le retour de ce dernier comme premier vice-président du pays.
Malgré la baisse de la violence due au conflit politique, le pays a connu une augmentation des affrontements intercommunautaires, principalement motivés par le vol de bétail et les conflits entre les éleveurs et les agriculteurs dans les zones les plus fertiles du pays, notamment en raison de la désertification accrue et des déplacements de population.
Source: (EUROPA PRESS)






