
Le chef du groupe parlementaire de la milice chiite libanaise Hezbollah, Mohamad Raad, a appelé à un «consensus» pour élire un nouveau président libanais, dans un contexte de vacance du pouvoir suite à la fin du mandat de Michel Aoun et au fait que le gouvernement est en place après sa démission.
«Le moyen le plus rapide d’élire un président est le consensus. Les besoins urgents du pays exigent un président aux caractéristiques différentes. Nous devons en discuter», a-t-il déclaré, avant de critiquer la «farce politique» et les «intérêts personnels et égoïstes» qui empêchent la résolution de la situation.
M. Raad a dénoncé la «haine et le racisme» des «responsables et de leurs politiques» qui ont «détruit» le Liban, selon le quotidien «L’Orient le Jour». Le Hezbollah a jusqu’à présent voté blanc lors des dix sessions parlementaires pour tenter de désigner un président en l’absence d’accord sur un candidat.
Pour être élu, le président doit obtenir le soutien des deux tiers des parlementaires – 86 sur 128 – au premier tour ou la majorité absolue en cas de scrutins supplémentaires, comme le prévoit l’article 49 de la constitution libanaise. Aoun a été élu président en 2016 après près de 50 sessions parlementaires qui ont duré deux ans et demi.
Le Liban est embourbé depuis plusieurs années dans une crise politique, économique et sociale profonde et prolongée, avec plus de 70 % de la population vivant sous le seuil de pauvreté et un système bancaire paralysé depuis octobre 2019.
Source: (EUROPA PRESS)






