
Le Premier ministre arménien Nikol Pashinian a déclaré au président russe Vladimir Poutine que Moscou ne contrôlait plus le corridor de Lachin, qui relie l’Arménie à la république autoproclamée du Haut-Karabakh, depuis que l’Azerbaïdjan avait imposé un blocus.
«Vous savez qu’il est bloqué depuis près de 20 jours», a-t-il déclaré lors d’une rencontre avec Poutine à Saint-Pétersbourg, ajoutant que le corridor «n’est pas sous le contrôle des casques bleus russes», a rapporté l’agence de presse TASS.
M. Pashinian a déclaré que le corridor «doit être sous le contrôle des forces de maintien de la paix russes» tandis que Bakou doit «garantir un passage sans entrave». «J’aimerais discuter de cette situation et des options qui s’offrent à nous», a-t-il déclaré.
La veille, M. Poutine a également rencontré le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev lors d’une réunion trilatérale informelle consacrée à la crise dans la région. La dernière réunion trilatérale entre Poutine, Pashinian et Aliyev a eu lieu fin octobre à Sochi.
Par ailleurs, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a qualifié mardi de «provocantes» les déclarations du secrétaire arménien du Conseil de sécurité, Armen Grigorian, qui a affirmé que la Russie faisait pression sur Erevan pour qu’elle rejoigne l’État de l’Union, l’alliance entre la Russie et le Belarus, a rapporté Interfax.
L’ONU APPELLE À LA RÉSOLUTION DES TENSIONS Alors que les tensions dans la région s’intensifient, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a appelé les parties, sur son profil Twitter officiel, à «résoudre les questions en suspens par le dialogue, ainsi qu’à protéger les droits de l’homme et à éviter «l’impact humanitaire» sur les civils.
Les autorités azéries ont décidé de bloquer la zone et de suspendre l’approvisionnement en gaz, selon l’Arménie. Les autorités locales – qui ont commencé à stocker du carburant pour éviter une crise majeure face au blocus – ont donc demandé à la population de n’utiliser les voitures qu’en cas de nécessité, en donnant la priorité aux ambulances et aux services minimums.
Ces dernières années, l’Arménie et l’Azerbaïdjan se sont affrontés au sujet du contrôle du Haut-Karabakh, un territoire à majorité arménienne qui est au centre du conflit depuis qu’il a décidé de faire sécession de la région azerbaïdjanaise intégrée par l’Union soviétique en 1988.
Source: (EUROPA PRESS)






