
La commission de la Constitution et des règlements du Congrès péruvien a suspendu la séance prévue mardi pour débattre du projet de loi proposé par le gouvernement visant à confier la fonction présidentielle au chef du Parlement lorsque le chef de l’État est à l’étranger.
Le président de la commission, Hernando Guerra García, a décidé de suspendre le débat après avoir entendu les avis pour et contre la mesure de la part des autres membres de la commission, selon la station de radio RPP.
Au cours des presque deux heures de débat, plusieurs parlementaires ont souligné qu’il convenait de laisser la question aux experts constitutionnels qui pourraient contester la légalité de la proposition de l’exécutif. Les membres de la commission ont également souligné que la décision finale, après le verdict des experts, serait prise par la commission des statuts et du règlement elle-même.
La décision de laisser l’analyse de la proposition de la présidente du Pérou, Dina Boluarte, intervient un jour après que l’exécutif ait présenté la proposition à «caractère urgent» de nommer le président du Parlement, actuellement José Williams, comme responsable de la présidence lorsque le président se rend dans un autre pays.
Cette proposition intervient après des affrontements entre le Congrès et l’exécutif précédent, dirigé par l’ancien président Pedro Castillo. À trois reprises, le Parlement andin a refusé à M. Castillo l’autorisation de participer à des réunions à l’étranger, au motif qu’il faisait l’objet d’une enquête du bureau du procureur général et qu’il présentait un risque de fuite.
Plus précisément, le Congrès n’a pas autorisé l’ancien président à assister à l’investiture de Gustavo Petro en Colombie, ni à rencontrer à Bruxelles la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, ou le pape François au Vatican. Il n’a pas non plus été autorisé à se rendre au Mexique pour rencontrer son homologue de l’époque, Andrés Manuel López Obrador.
Selon l’article 102 de la Constitution péruvienne, l’un des pouvoirs du Congrès est d'»autoriser le président de la République à quitter le pays», ce qui explique que M. Castillo ait dû demander une autorisation chaque fois qu’il voulait se rendre à l’étranger.
Source: (EUROPA PRESS)






