
Les autorités sud-soudanaises ont affirmé qu’un groupe de personnes armées qui occupait récemment la ville de Gumuruk dans la zone administrative de Greater Pibor s’est retiré de la zone, dans un contexte de recrudescence des affrontements intercommunautaires dans cette région du pays.
Le porte-parole de l’armée sud-soudanaise, Lul Ruai Koang, a déclaré que les forces gouvernementales étaient rentrées dans la ville mercredi après-midi après le retrait des assaillants, qui seraient venus de l’État voisin de Jonglei.
«L’armée est revenue à Gumuruk hier après le retrait des jeunes armés de Jonglei, qui sont partis d’eux-mêmes», a-t-il déclaré à Radio Tamazuj. Il a souligné que l’armée est prête à répondre à de telles attaques.
De son côté, le ministre du gouvernement local de la zone administrative du Grand Pibor, Simon Peter Ajeny, a confirmé que l’armée a «repris» la ville de Gumuruk, tout en indiquant que «la situation est difficile». «La ville entière, avec 50 000 maisons, trois écoles et un centre de santé, a été réduite en cendres», a-t-il déclaré.
James Morgan Pitia, représentant du Sud-Soudan auprès de l’Union africaine (UA), a demandé à l’organisation d’aider le gouvernement central dans ses efforts pour désarmer et démobiliser ce type de milices et a rappelé que le bloc a fait de même «à la fin des guerres au Liberia et en Sierra Leone», selon Eye Radio.
Les autorités de Jonglei ont appelé mercredi le gouvernement central à intervenir et à mettre fin aux combats, tout en demandant le retrait des assaillants. Le ministre de l’Information de Jonglei, John Samuel Manyoun, les a qualifiés de «criminels».
La semaine dernière, les Nations unies ont exprimé leur «profonde inquiétude» face aux appels à la mobilisation des membres de la communauté Nuer dans le Grand Jonglei et ont prévenu que cela pourrait conduire à des «attaques massives» contre la population de cette région du Sud-Soudan.
Le Soudan du Sud est doté d’un gouvernement d’union qui a vu le jour après l’accord de paix de 2018 entre le président Salva Kiir et le chef rebelle Riek Machar, qui a permis à ce dernier de redevenir le premier vice-président du pays.
Malgré le déclin de la violence dû au conflit politique, le pays a connu une augmentation des affrontements intercommunautaires, principalement motivés par le vol de bétail et les conflits entre les éleveurs et les agriculteurs dans les zones les plus fertiles du pays, notamment en raison de l’augmentation de la désertification et des déplacements de population.
Source: (EUROPA PRESS)






