
La juge Norma Lucía Piña Hernández est devenue lundi la première femme présidente de la Cour suprême de justice de la nation en plus de 200 ans d’histoire.
Mme Piña a obtenu six voix pour et cinq contre au troisième tour de scrutin et l’emporte donc sur son rival, Alfredo Gutiérrez Ortiz Mena, pour présider le tribunal entre 2023 et 2026, rapporte le quotidien mexicain «La Jornada».
Le processus a été entaché par des accusations de plagiat de sa thèse de licence par l’une des candidates, Yasmín Esquivel Mossa.
La première femme à siéger à la SCJN a pris ses fonctions en 1961, María Cristina Salmorán de Tamayo. Depuis lors, 14 femmes ont siégé au sein de la plus haute instance judiciaire du Mexique. La Cour compte actuellement quatre juges femmes et sept juges hommes.
Le Parti d’action nationale (PAN), parti d’opposition, et le Parti de la révolution démocratique (PRD) ont salué l’élection de Mme Piña et souligné que sa nomination garantissait l’indépendance de la plus haute juridiction.
Le président du PAN, Marko Cortés, a souligné que «ce n’est pas un secret que ces dernières années, la plus haute juridiction et le pouvoir judiciaire ont été harcelés en permanence par le président» Andrés Manuel López Obrador. «Nous espérons que la nouvelle présidence de la Cour ne cédera pas aux pressions, qui ne seront sans doute pas peu nombreuses», a-t-il déclaré.
M. Cortés a appelé à la création d’un «contrepoids à l’exécutif» qui «agisse en temps utile pour éviter tout type de violation des droits et des garanties» face à «l’autoritarisme».
Le porte-parole parlementaire du PRD, Luis Espinosa, a déclaré que la «pression du gouvernement» n’a pas fonctionné lors de l’élection de lundi. «L’autonomie des institutions doit être défendue face aux prétentions autoritaires», a-t-il ajouté.
Source: (EUROPA PRESS)






