
La présidente tanzanienne Samia Suluhu Hassan a annoncé mardi la fin de l’interdiction de manifester, en vigueur depuis sept ans, après sa première rencontre avec les dirigeants de l’opposition depuis sa prise de fonction en mars 2021.
Elle a tenu une réunion avec les dirigeants des 19 partis d’opposition enregistrés dans le pays, respectant ainsi une promesse qu’elle avait faite peu après son entrée en fonction, à la suite du décès soudain de John Magufuli, qui avait interdit les manifestations en 2015.
Il a reconnu que ces manifestations étaient légales et a déclaré qu’il était de la responsabilité des parties d’informer le gouvernement de ces appels afin d’organiser la sécurité et d’éviter les incidents, selon le quotidien tanzanien «The Citizen».
«Une autorisation sera accordée pour les rassemblements politiques. Notre devoir en tant que gouvernement est de les protéger», a-t-il déclaré. «Assurez la sécurité de vos réunions, mais vous devrez respecter les règles et règlements, car c’est aussi votre responsabilité», a-t-il ajouté.
À cet égard, il a confirmé que «les discussions entre le gouvernement et les partis politiques sont toujours en cours, car il y a de nombreuses questions à discuter, à conseiller, à accepter et à rejeter avec bonne volonté». «Je crois que les parties continueront à s’asseoir et à parler des choses qui affectent notre pays», a-t-il déclaré.
La présidente tanzanienne a également révélé qu’elle allait bientôt relancer le travail de rédaction de la nouvelle constitution, bloqué depuis huit ans, pour lequel elle formera «un comité qui inclut tous les groupes». «Ce comité nous conseillera sur ce qu’il faut faire et comment créer une nouvelle Constitution», a-t-elle conclu.
L’ordre du jour de la réunion a également été marqué par des questions relatives au coût de la vie, à la réconciliation, à la création d’une commission électorale indépendante et à l’impact du changement climatique sur le pays africain, sans que des détails sur ces points aient émergé.
Le président a prôné un rapprochement avec l’opposition pour tenter de résoudre la crise, même si les différents partis ont dénoncé le fait que les autorités continuent de réprimer leurs activités et ont demandé des mesures plus poussées afin de pouvoir parler d’une amélioration de la situation démocratique dans le pays africain.
M. Hassan, qui était le vice-président de M. Magufuli, a adopté une série de politiques visant à se démarquer de son prédécesseur, notamment en restituant des licences de diffusion à plusieurs journaux et en modifiant les politiques relatives à la pandémie de coronavirus.
Source: (EUROPA PRESS)






