
Le porte-parole du secrétaire d’État américain, Ned Price, a déclaré mardi que les États-Unis «respectent» la décision prise par l’Assemblée nationale vénézuélienne de mettre fin au mandat de Juan Guaidó en tant que président par intérim.
«Notre approche de Nicolás Maduro n’a pas changé. Il n’est pas le dirigeant légitime du Venezuela. Nous reconnaissons l’Assemblée nationale de 2015», a-t-il assuré lors d’une conférence de presse, ajoutant que Washington «respecte» la décision de l’Assemblée et que Guaidó, bien que n’ayant plus le mandat de l’organe, «en reste membre».
D’autre part, M. Price a également assuré que les États-Unis s’attendent à des «progrès supplémentaires» dans le cadre des négociations que l’opposition vénézuélienne a tenues au Mexique en novembre dernier, où un accord de protection sociale instrument de paix a été signé.
Toutefois, il a réaffirmé que la position des États-Unis n’a pas changé, raison pour laquelle les États-Unis continueront à faire pression en faveur de sanctions contre le gouvernement Maduro sur la base des «aspirations démocratiques» du peuple vénézuélien.
Guaidó, qui est venu se faire reconnaître par plus de cinquante pays comme «président par intérim» en 2019 suite à son autoproclamation après la non-reconnaissance des résultats de l’élection présidentielle de 2018, a vu son poids politique s’amenuiser à tel point que la plupart des députés de l’Assemblée nationale de 2015 ont voté fin décembre pour mettre fin à son «mandat».
L’opposition a fait valoir sa décision en raison de l’absence de progrès en matière de démocratie et de droits de l’homme sous son «gouvernement». Pour Guaidó, il s’agit d’un «saut dans le vide» qui profite en fin de compte à un Maduro qui semble être de retour sur l’échiquier international, comme on l’a vu au sommet sur le climat en Égypte.
Source: (EUROPA PRESS)






