
La présidente du Pérou, Dina Boluarte, a expliqué mercredi que son administration analysait, avec l’organisme de contrôle des migrations du pays (la surintendance nationale des migrations), l’entrée de l’ancien président bolivien, Evo Morales, afin d’empêcher son intervention dans la politique nationale.
«Nous parlons à la migration pour que, dans ce contexte, nous puissions examiner la situation de l’entrée de M. Evo Morales dans le pays. Je crois que personne, ni personne, ni ancien président, ni dirigeant d’un autre pays n’a de raison d’intervenir dans les affaires intérieures d’un pays», a-t-il déclaré dans une interview accordée à la station de radio péruvienne PBO.
M. Boluarte s’est demandé si l’ancien président bolivien – président de 2006 à 2019 – devait s’immiscer dans la politique péruvienne : «Nous avons le droit de tisser notre propre histoire, aucune personne extérieure ne devrait s’en mêler», a-t-il ajouté.
Selon le président constitutionnel, l’intention de Morales est de promouvoir le séparatisme dans le sud du pays, une option qui «ne prospérera pas» car «les Péruviens aiment leurs régions».
Le Congrès péruvien, sous le mandat du désormais ancien président Pedro Castillo, a déclaré Morales «persona non grata» en novembre 2021 pour son «activisme négatif» et son «ingérence» dans les affaires politiques. Les législateurs ont fait valoir que son attitude constituait un «préjudice évident aux intérêts du peuple péruvien».
Source: (EUROPA PRESS)






