
Le bureau du procureur de Biélorussie a tenu jeudi la première séance du procès du militant biélorusse et prix Nobel de la paix Ales Bialiatski, qui est accusé de contrebande, selon l’ONG Viasna, dont il est le fondateur.
Son adjoint, Valiantsin Stefanovich, et le coordinateur de la campagne «Défenseurs des droits de l’homme pour des élections libres», Vladimir Labkovich, sont également jugés pour avoir «agi en tant que membre d’un groupe organisé du 4 avril 2016 au 14 juillet 2021», a indiqué l’ONG.
La juge Marina Zapasnik préside les audiences. Bialiatski risque 12 ans de prison pour avoir fait passer «d’importantes sommes d’argent liquide retirées en Lituanie par la frontière douanière de l’Union économique eurasienne».
Concrètement, comme le rapporte l’ONG, elle pourrait atteindre 54 000 dollars (51 300 euros). «Les comptes de Viasna sur les médias sociaux et les applications de messagerie ont été utilisés pour fournir un soutien informationnel à ses activités», indique l’acte d’accusation.
Selon les actes d’accusation, entre mai 2020 et le 14 juillet 2021, les prévenus ont délibérément préparé des citoyens à participer à des actions de groupe portant gravement atteinte à l’ordre public. De plus, sous couvert d’activités caritatives, notamment au nom de Viasna, ils ont financé ces actions, estime l’accusation.
Bialiatski, qui a passé trois ans en prison, entre 2011 et 2014, puis a été arrêté après les manifestations post-électorales de 2020, a reçu le prix Nobel de la paix le 7 octobre et est devenu la quatrième personne à se voir décerner ce prix alors qu’elle était en prison.
Source: (EUROPA PRESS)






