
L’armée libanaise a lancé une vaste opération pour libérer deux enfants syriens enlevés, dont le dernier épisode s’est soldé samedi par la blessure d’un suspect et plusieurs arrestations, au milieu de fortes protestations de la population de la vallée de la Bekaa, dans l’est du pays, qui a dénoncé la passivité des autorités dans cette affaire.
La vallée abrite la plus grande concentration de réfugiés syriens au Liban et ses habitants ont souvent dénoncé la marginalisation qu’ils ressentent à l’égard du gouvernement de Beyrouth, aujourd’hui plongé dans l’une des pires crises économiques de l’histoire récente du pays.
Le suspect, identifié par » L’Orient le Jour » comme étant Ali Chadia, reçoit des soins médicaux dans un hôpital de Baalbek après avoir été abattu par l’armée lors d’une embuscade.
Chadia est dans un état critique suite à la fusillade, tandis qu’un deuxième suspect syrien a été blessé au cours de la même opération et que plusieurs personnes recherchées ont été arrêtées.
Il y a quelques jours, l’armée libanaise a entamé une série de raids pour retrouver les garçons Mouhanad et Ghaleb, âgés respectivement de 13 et 15 ans, qui ont été enlevés dans la vallée de la Bekaa alors qu’ils rentraient de l’école fin 2022.
Cette semaine, le père des deux adolescents syriens a demandé d’urgence au commandant en chef de l’armée libanaise, le général Joseph Aoun, d’ordonner une opération pour libérer les mineurs, au milieu de fortes protestations populaires.
Lors d’une récente manifestation, l’oncle des garçons, Mohammad Mcheik, a affirmé que les ravisseurs de ses neveux avaient appelé depuis un numéro de téléphone étranger, exigé une rançon de 350 000 dollars (environ 330 000 euros) et menacé de vendre les organes de leurs otages.
Source: (EUROPA PRESS)






