
Les autorités chinoises ont critiqué dimanche la visite prévue d’hommes politiques allemands à Taïwan, se disant «profondément mécontentes» et exprimant leur «ferme opposition» à ce voyage.
L’ambassade de Chine en Allemagne a déclaré que ces décisions «provoquent une confrontation» qui «sort la politique de la Chine à l’égard de Taïwan de son contexte, quand elle ne l’interprète pas malicieusement», selon un communiqué.
«La partie allemande n’est pas autorisée à avoir des contacts officiels avec Taïwan, et cela s’applique également aux parlementaires allemands», critique le bureau diplomatique, en invoquant le principe de la «Chine unique».
Elle a réaffirmé qu'»il n’y a qu’une seule Chine dans ce monde et que Taïwan est une partie inséparable du territoire chinois». «C’est un consensus général de la communauté internationale et une règle fondamentale des relations internationales», a déclaré l’ambassade.
Selon la déclaration de l’ambassadeur à Berlin, le voyage d’une douzaine de politiciens du Parti démocratique libre (FDP) représente un «défi» à la «souveraineté et à l’intégrité territoriale» de la Chine en montrant un soutien à l’indépendance de l’île.
L’ambassade a toutefois ajouté que la visite à Taïwan, en août, de Nancy Pelosi, alors présidente de la Chambre des représentants des États-Unis, ainsi que «d’autres événements actuels, montrent clairement que la plus grande menace pour la paix et la stabilité dans le détroit provient des forces sécessionnistes», qu’elles viennent de l’île ou «d’ailleurs».
«L’ingérence de forces extérieures et la diminution du nombre de séparatistes et de leurs activités de division (nous) font garder ouverte l’option de prendre toutes les mesures nécessaires», poursuit la lettre.
Le FDP, membre de la coalition tripartite du chancelier Olaf Scholz, a déclaré que la visite sur l’île était destinée à envoyer un signal de solidarité dans un contexte d’escalade des tensions dans la région, rapporte dpa.
Le chef de file du FDP, Johannes Vogel, a publié dimanche sur son profil Twitter une photo avec la présidente de la commission de la défense du Bundestag, Marie-Agnes Strack-Zimmermann, et lui a adressé ses salutations «depuis l’avion pour Taïwan».
Mme Strack-Zimmermann a déclaré que d’autres régions du monde où la démocratie est menacée par des forces extérieures ne devraient pas être négligées en raison de l’attention intense portée à l’invasion de l’Ukraine par la Russie, rapporte l’agence.
Source: (EUROPA PRESS)






