
La nouvelle présidente de l’Assemblée nationale vénézuélienne élue en 2015 et prolongée depuis sous le contrôle de l’opposition, Dinorah Figuera, a annoncé lundi que ses représentations à l’étranger, officiellement reconnues par des pays comme les États-Unis, seront réduites de 60 à cinq.
Précisément, les États-Unis, le Canada et la France continueront à avoir une représentation officielle de l’Assemblée nationale élue en 2015 sous la forme de représentants «ad honorem» qui ne seront plus des ambassadeurs.
«Les 60 ambassades seront réduites à cinq, des représentants ‘ad honorem’ seront nommés dans les pays qui doivent s’occuper de l’immigration, des actions possibles parce que c’était une bureaucratie», a expliqué M. Figuera lors d’une conférence de presse par vidéoconférence tenue lundi depuis l’Espagne et reprise par les médias de l’opposition.
«En tant qu’ambassadeurs, il y avait de nombreuses limitations. Certains n’ont pas été reconnus par le pays, mais ils ont été autorisés à rester. Les plus actifs étaient la Colombie, le Brésil, les Etats-Unis, mais pour d’autres, il n’y avait aucune possibilité d’agir diplomatiquement. Les dépenses sont réduites», a-t-il ajouté.
Mme Figuera a également fait référence au mandat d’arrêt contre elle et deux autres vice-présidents de l’assemblée annoncé dimanche et a souligné que «s’ils ont l’intention d’agir contre le conseil d’administration, en principe, ils ne pourront pas le faire». «Nous allons continuer à nous battre plus fort et à consolider l’action sur notre plan», a-t-elle déclaré.
Pour le leader du parti Primero Justicia, «pendant qu’ils continuent à persécuter, nous continuerons avec un programme pour le pays». «Nous n’abandonnerons pas le combat pour la démocratie», a-t-elle réitéré.
«Le plan est d’affronter le Venezuela et de retrouver l’unité, sur la base de son renforcement». «Nous accompagnerons les Vénézuéliens dans leurs luttes», a-t-il assuré.
En ce qui concerne la gestion des avoirs vénézuéliens à l’étranger, M. Figuera a indiqué qu’un conseil des citoyens sera nommé, loin des positions partisanes, et a reconnu qu’il y a un manque d’informations. «La réalité est que nous ne savons pas beaucoup de choses, notamment comment l’argent des paiements a été utilisé», a-t-elle admis.
M. Figuera a également défendu la récente décision de dissoudre la présidence intérimaire de Juan Guaidó, car «elle avait déjà accompli son mandat». «Si vous n’avez pas obtenu de stratégie, vous devez changer. La politique est dynamique et c’est ce qui a conduit la majorité au Parlement à prendre des décisions (…). Nous avons un plan pour sortir de la dictature, c’est notre nord. Le gouvernement intérimaire avait trois plans qui n’ont pas été réalisés», a-t-il fait valoir.
L’Assemblée nationale de 2015 a récemment prolongé son mandat pour une troisième année consécutive face à ce qu’ils considèrent comme des élections illégitimes poussées par le président vénézuélien Nicolás Maduro.
Source: (EUROPA PRESS)






