
Le Premier ministre grec Kyiriakos Mitsotakis a exclu mercredi la tenue de funérailles nationales pour le défunt Constantin II, qui sera enterré comme un citoyen ordinaire à Tatoi, l’ancienne résidence d’été de la monarchie grecque.
Par cette décision, le gouvernement grec a ignoré les demandes de la famille de l’ex-roi, qui souhaitait voir Constantin II recevoir des funérailles officielles pour son rôle de chef d’État pendant neuf ans, entre 1964 et 1973.
Mitsotakis a présidé une réunion ministérielle dite «ex profeso» pour discuter des détails des funérailles de l’ancien monarque, dont la date et le lieu n’ont toutefois pas encore été fixés, selon le quotidien «iEidiseis».
Selon des sources consultées par les médias précités, la date retenue pourrait finalement être lundi prochain, le 16 janvier, dans la cathédrale d’Athènes. Les détails des funérailles seront décidés en collaboration avec la famille du défunt.
Le Premier ministre a confirmé que l’État sera représenté à la cérémonie par la ministre de la Culture, Lina Mendoni, et a garanti le respect du protocole pour tous les dignitaires étrangers assistant aux funérailles.
Une fois les funérailles célébrées, Constantin II sera enterré à Tatoi, où reposent également les restes de certains de ses proches, dont sa mère, Frédérique de Hanovre, qui est aussi la mère de la reine Sofia.
Constantin II est considéré comme une figure controversée de l’histoire grecque pour son rôle pendant la dictature militaire qui a régné sur le pays entre 1967 et 1974. Après sa mort, mardi, Mitsotakis a déclaré que la vie de l’ex-roi «a marqué et a été marquée par des moments turbulents de l’histoire moderne du pays».
«C’est l’épilogue formel d’un chapitre qui a été définitivement clos avec le référendum de 1974», a déclaré le Premier ministre grec, en référence au vote par lequel la population grecque a approuvé à une large majorité la fin de la monarchie comme forme d’État.
Source: (EUROPA PRESS)






