
Le président indonésien Joko Widodo a admis mercredi que les forces de sécurité du pays ont commis de «graves violations des droits de l’homme» tout au long de l’histoire et a demandé des réparations pour les victimes et le rétablissement de leurs droits.
«En toute lucidité, en tant que chef d’État indonésien, je reconnais que de graves violations des droits de l’homme ont eu lieu et je regrette profondément ces événements», a-t-il déclaré après avoir reçu le rapport d’une équipe chargée de traiter la mémoire historique du pays.
À cet égard, il a rappelé au moins une dizaine d’événements remontant aux années 1960, allant des abus perpétrés sous le régime de l’ancien président Suharto aux violences perpétrées par l’armée contre les populations indigènes de la province de Papouasie, selon des informations de la chaîne de télévision Kompas.
«J’éprouve une grande sympathie pour les victimes et leurs familles. C’est pourquoi le gouvernement et moi-même essayons de restaurer et de réparer leur mémoire de manière juste, sans renier les processus judiciaires», a-t-il déclaré.
Les remarques du président indonésien, également connu sous le nom de Jokowi, marquent un changement de position du gouvernement par rapport aux administrations précédentes, alors que les victimes sont confrontées à la lenteur des procédures judiciaires pour faire avancer leurs dossiers.
«Je m’engage à faire en sorte que de telles violations ne se reproduisent plus jamais», a-t-il dit, avant de déclarer que le gouvernement «prend des mesures pour tenir cette promesse».
Source: (EUROPA PRESS)






