
L’Union européenne a appelé mercredi à éviter toute démarche en Bolivie qui attise la violence et attend que les procédures régulières soient respectées dans le cas du gouverneur de Santa Cruz, Luis Fernando Camacho, arrêté et emprisonné pour son rôle dans les violentes manifestations et protestations de 2019 qui se sont soldées par le départ du pays du président de l’époque, Evo Morales.
Un porte-parole de l’UE a expliqué à Europa Press que la diplomatie européenne et les Vingt-sept suivent de près la situation du gouverneur de Santa Cruz et de l’un des principaux opposants au Mouvement vers le socialisme fondé par Morales et auquel appartient l’actuel président, Luis Arce.
«Toute démarche ou action qui pourrait conduire à une escalade ou à la violence doit être évitée. Comme nous l’avons indiqué par le passé, nous nous attendons à ce que l’État de droit et les procédures régulières soient respectés dans les procédures judiciaires en cours ou à venir», a déclaré le porte-parole.
M. Camacho est le gouverneur de la région la plus riche de Bolivie, historiquement opposée aux gouvernements du MAS. Le mois dernier, il a été le théâtre de nouvelles manifestations et de blocages, cette fois pour s’opposer à la loi sur le recensement.
Son arrestation est motivée par son rôle dans les violentes manifestations et protestations qui ont eu lieu après que l’opposition, soutenue par les forces armées, a fait pression sur l’ancien président Morales pour qu’il renonce à sa victoire aux élections d’octobre 2019.
Source: (EUROPA PRESS)






