
Au moins dix personnes ont été tuées et 39 autres blessées dans un attentat à la bombe contre une église à Kasindi, une ville située à la frontière entre la République démocratique du Congo et l’Ouganda, a déclaré dimanche le gouvernement congolais, qui a imputé l’attaque aux Forces démocratiques alliées (ADF).
Le nombre de victimes a été confirmé au portail 7sur7 par le porte-parole du commandement opérationnel de Sokola I dans la région du Nord-Kivu, lieu de l’explosion, le capitaine Anthony Mualushayi. Il a confirmé l’arrestation d’un suspect kenyan pour interrogatoire.
Le gouvernement a «fermement» condamné cette attaque perpétrée en plein milieu d’une messe organisée à la 8e Communauté des églises pentecôtistes du Congo, qui est «évidemment» l’œuvre des ADF, selon le portail d’information congolais Actualité.
«Les services de sécurité ont pris le contrôle du site après une explosion qui a fait plusieurs morts et des dégâts matériels. Les blessés sont en cours d’évacuation vers des structures médicales», a expliqué le ministère congolais de la Communication. «Des enquêtes sont en cours pour détecter l’origine de cet acte terroriste», a-t-il ajouté.
Les autorités ont réitéré les recommandations d'»éviter les foules» et d'»être vigilant» dans cette zone, qui est une cible récurrente des attaques des ADF, notamment sur la route Beni-Kasindi.
Les ADF sont un groupe ougandais créé dans les années 1990, particulièrement actif dans l’est de la RDC et accusé d’avoir tué des centaines de civils dans cette partie du pays.
Le groupe a connu une scission en 2019 après que Musa Baluku – sanctionné par les Nations unies et les États-Unis – a prêté allégeance au groupe djihadiste État islamique en Afrique centrale (EIAC), sous la bannière duquel il opère depuis lors. La multiplication des attaques sur le sol ougandais et la revendication d’une attaque dans la capitale ougandaise, Kampala, ont conduit les deux pays à lancer des opérations conjointes dans l’est de la RDC.
Source: (EUROPA PRESS)






