
Le directeur général de la police nationale, Henry Sanabria, a précisé ce lundi que les décrets présidentiels sur les groupes armés dans le cadre de la loi de paix totale de Gustavo Petro ne suspendent pas les mandats d’arrêt contre les chefs du Clan du Golfe, mais les opérations pour les retrouver.
«Le décret établit la suspension des opérations de police mais pas la suspension des actions de la police en raison de leur mission constitutionnelle et légale», a expliqué Sanabria dans des déclarations à Blu Radio.
«Ce sont deux choses différentes : la suspension des opérations de police, dans le cadre des décrets, et une autre question est la suspension des mandats d’arrêt», car ils ont «des délais différents», a déclaré le directeur général de la police.
«Dans le cas où l’une de ces personnes apparaîtrait dans une procédure de police, si elle fait l’objet d’un mandat d’arrêt, elle sera privée de liberté et mise à la disposition du procureur de la République», a-t-il précisé.
Le Clan du Golfe est l’un des quatre groupes armés avec lesquels le gouvernement du Président Petro semble avoir conclu un accord préliminaire pour interrompre les hostilités afin de parvenir à une sorte d’accord de paix.
La suspension des opérations contre les chefs du Clan del Golfo est en vigueur jusqu’en juin 2023. Parmi les personnes recherchées par les forces de l’ordre figurent Jobanis de Jesús Ávila Villadiego, alias «Chiquito Malo», le nouveau chef du groupe après l’arrestation de Dairo Antonio Úsuga, alias «Otoniel», ou José Miguel de Moya Hernández, alias «Chirimoya».
Dans le même temps, le chef de la police a souligné que dans le cas d’une éventuelle attaque du Clan du Golfe contre la population civile ou les autorités, ils ne resteraient pas «les bras croisés» et agiraient pour «repousser cette action criminelle».
Source: (EUROPA PRESS)






