
L’Union européenne prépare une nouvelle série de sanctions contre l’Iran en raison des mesures de répression qu’il a prises à l’encontre des manifestants ayant pris part aux multiples manifestations en faveur de la démocratie, après la mort en détention de la jeune Mahsa Amini en septembre dernier.
Selon des sources diplomatiques confirmées à Europa Press, les Vingt-sept prévoient d’adopter de nouvelles mesures à l’encontre de Téhéran avant la réunion des ministres des affaires étrangères du bloc lundi prochain, dans le cadre de restrictions qui s’inscriront dans le régime de sanctions pour violation des droits de l’homme.
L’UE va ainsi redoubler de pression contre le régime iranien après les derniers cas d’arrestations et de condamnations à mort de manifestants dans le cadre des protestations massives qui ont eu lieu dans le pays ces derniers mois. Les organisations humanitaires estiment que plus de 500 manifestants ont été tués lors de la violente répression des protestations, tandis que Téhéran a appliqué la peine de mort à quatre personnes et que plus d’une centaine d’autres sont condamnées à mort.
S’exprimant lors d’une conférence de presse à Bruxelles lundi, le porte-parole de l’UE pour les affaires étrangères, Peter Stano, a déclaré que la situation en Iran serait à l’ordre du jour des ministres la semaine prochaine, affirmant que «malheureusement» les événements en Iran «ne vont pas dans la bonne direction».
M. Stano a rappelé les dernières séries de sanctions approuvées par les Vingt-sept en réponse à la violence interne des autorités iraniennes et à leur soutien militaire à la Russie, en lui fournissant des drones kamikazes que Moscou utilise dans la guerre en Ukraine, et a souligné que l’UE est toujours ouverte à l’extension de ces mesures en fonction de l’évolution des événements.
L’ACCORD NUCLÉAIRE N’EST PAS MORT, MAIS BLOQUÉ De même, le porte-parole des affaires étrangères a évoqué l’état actuel des négociations pour que les Etats-Unis reviennent sur l’accord nucléaire avec l’Iran, ainsi que le plein respect de celui-ci par Téhéran.
Selon M. Stano, le pacte «n’est pas mort», mais il a admis que les négociations sont «bloquées». «Les efforts pour briser le blocus se poursuivent, mais la situation qui l’accompagne, la persécution des manifestants, les exécutions et le soutien militaire à la Russie ne rendent pas la tâche facile», a-t-il souligné, insistant sur le fait que le haut représentant de l’UE pour la politique étrangère, Josep Borrell, est en contact permanent avec le ministre iranien des Affaires étrangères, Hosein Amirabdolahian.
Source: (EUROPA PRESS)






