
Le dernier sondage réalisé par Cadem montre que 72% de la population chilienne est contre les grâces accordées par le président, Gabriel Boric, à plus d’une douzaine de manifestants arrêtés dans le cadre du déchaînement social de novembre 2019.
Ainsi, 43 % des personnes interrogées pensent que ces grâces devraient être révoquées lorsqu’il existe un contexte supplémentaire à l’épidémie sociale, tandis que 37 % pensent qu’elles devraient toutes être révoquées, qu’il y ait un contexte ou non, rapporte T13.
En revanche, 17 % des Chiliens seraient favorables au maintien des grâces accordées par M. Boric, qui ont suscité un malaise tant dans l’opposition qu’au niveau social. En fait, cette controverse a déjà réclamé le poste de ministre de la Justice, Marcela Ríos, ainsi que celui de chef de cabinet de Matías Meza-Lopehandía.
Outre les manifestants, le gouvernement a également gracié l’ancien guérillero du Front patriotique Manuel Rodríguez (FPMR), Jorge Mateluna, dont la grâce a reçu encore moins de soutien. Quatre-vingt-un pour cent des personnes interrogées étaient contre sa grâce.
Enfin, le rapport comprend également des données sur le soutien à la présidence de Boric. Selon les données du Cadem, 70 % des personnes interrogées désapprouvent l’administration du président, tandis que 25 % le soutiennent.
À la fin de l’année 2022, le président Boric a accordé une série de grâces qui, dès le départ, ont suscité des controverses et des critiques de la part de l’opposition, qui se sont intensifiées après qu’il est apparu que l’une des principales prémisses n’avait pas été respectée dans le processus de grâce : le bénéficiaire ne devait pas avoir de casier judiciaire.
Ainsi, le gouvernement a accordé la grâce à plus d’une dizaine de manifestants, dont Luis Castillo, qui avait déjà été condamné pour cinq crimes de droit commun entre 2005 et 2017, selon la presse chilienne.
Le gouvernement chilien a ensuite reconnu une série d'»irrégularités» qui ont entraîné le départ de Ríos et de Meza-Lopehandía. Boric lui-même a ensuite reconnu que lorsque ce type de situation se produit, «les responsabilités doivent être assumées».
Source: (EUROPA PRESS)






