
Le ministère russe des affaires étrangères a critiqué l'»hypocrisie» dont fait preuve le haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Josep Borrell, qui a critiqué cette semaine les déclarations «antisémites» du ministre russe des affaires étrangères, Sergei Lavrov.
Jeudi, M. Borrell a critiqué M. Lavrov pour ses récentes remarques selon lesquelles Washington a formé une «coalition» occidentale pour «résoudre la question russe» d’une manière similaire à la «solution finale» d’Adolf Hitler pour exterminer les Juifs.
Le chef de la diplomatie européenne a noté que ces propos «s’ajoutent aux précédentes remarques antisémites du ministre Lavrov», tout en critiquant la «manipulation de la vérité» par Moscou «pour justifier sa guerre d’agression illégale».
En réponse, la Russie accuse M. Borrell de se livrer à un exercice d'»hypocrisie» après lui avoir rappelé des déclarations dans lesquelles il divisait le monde en un «jardin fleuri» habité par «un milliard de citoyens de l’UE et des États-Unis» et la «jungle» qui avance sur lui, en référence aux rivaux de l’Union.
Ces déclarations faites par M. Borrell l’année dernière ont suscité des critiques de la part de pays tels que les Émirats arabes unis (EAU), qui sont allés jusqu’à convoquer le chef par intérim de la mission de l’UE dans le pays, Emil Paulsen.
Le ministère des affaires étrangères a rappelé l’appel lancé par la Russie à l’Europe pour lutter contre «l’antisémitisme, la russophobie et d’autres manifestations de politiques discriminatoires à l’encontre de certaines nationalités et de certains groupes ethniques», selon le communiqué cité par l’agence de presse TASS.
Source: (EUROPA PRESS)






