
Le bureau du médiateur colombien a enregistré un total de 215 meurtres de dirigeants sociaux et de défenseurs des droits de l’homme en Colombie en 2022, soit une augmentation significative par rapport aux 145 de l’année précédente.
Il s’agit de l’année où le nombre d’homicides est le plus élevé depuis 2016, année où a été lancé l’enregistrement systématique de ces attaques par le système d’alerte précoce. Depuis cette date, un total de 1 113 dirigeants sociaux ont été tués : 133 en 2016, 126 en 2017, 178 en 2018, 138 en 2020 et 145 en 2021, selon les données officielles.
Les meurtres commis en 2022 se sont concentrés à Nariño (35 cas), Cauca (26), Antioquia (22), Putumayo (22), Valle del Cauca (12), Bolívar (11), Norte de Santander (9) et Chocó et Tolima avec 7 cas chacun.
Ce sont les régions où la présence des groupes armés est la plus forte, c’est pourquoi, selon le médiateur, Carlos Camargo, il y aura des progrès lorsque la paix totale sera atteinte.
«On espère que les pourparlers avec l’ELN et le cessez-le-feu bilatéral avec les autres groupes armés illégaux se traduiront également par une diminution des actions contre les dirigeants sociaux et les défenseurs des droits de l’homme sur l’ensemble du territoire national et par la fin de cette situation», a déclaré M. Camargo dans des déclarations à la station de radio Caracol Radio.
En termes de victimes, les plus touchés sont les dirigeants communautaires (63 meurtres), les dirigeants indigènes (47), les dirigeants communautaires (36), les dirigeants paysans ou agraires (18), les afro-descendants (12), les syndicalistes (8), les militants des droits de l’homme (7), les militants culturels ou sportifs (5), les dirigeants de personnes d’orientation sexuelle et d’identité de genre diverses (4) et les fonctionnaires (3).
Source: (EUROPA PRESS)






