
Le Parlement iranien a inscrit à son ordre du jour la possibilité de limiter le trafic des navires commerciaux européens dans le détroit d’Ormuz dans le cadre des mesures de riposte au cas où le Parlement européen déciderait d’inscrire les Gardiens de la révolution iranienne sur sa liste d’organisations terroristes.
Le vice-président de la commission des affaires intérieures du Parlement iranien, Mohamad Hassan Asfari, a averti que Téhéran «ne restera pas silencieux» et a souligné que «la fermeture du détroit d’Ormuz est à l’ordre du jour», selon l’agence de presse iranienne Mehr.
«Si les Européens vont traiter nos forces armées et nos forces officielles de cette manière (comme des terroristes), nous mettrons d’autres options sur la table, y compris la limitation du trafic des navires commerciaux européens dans le détroit d’Ormuz en tant que plan urgent au Parlement», a-t-il expliqué. Il a souligné qu'»il est préférable que les Européens annulent leur décision avant qu’il ne soit trop tard».
Le président du pays, Ebrahim Raisi, a qualifié vendredi le projet du Parlement européen de «geste désespéré» après «les tentatives ratées dans la rue de porter un coup au peuple iranien», en référence aux troubles qui ont débuté dans le pays à la mi-septembre 2022 après la mort en détention de la jeune femme kurdo-iranienne Mahsa Amini, arrêtée pour avoir prétendument mal porté le foulard islamique.
La semaine dernière, le Parlement européen a adopté une résolution demandant à l’Union européenne (UE) d’ajouter les Gardiens de la révolution à la liste des groupes terroristes, tout en appelant à une position plus dure à l’égard de l’Iran et à des sanctions accrues contre les responsables de la répression intérieure des manifestations antigouvernementales.
Source: (EUROPA PRESS)






