
La Commission européenne a ouvert lundi à la consultation publique un réexamen de la conception du marché de l’électricité afin de mieux protéger les consommateurs contre la flambée et la volatilité des prix à la suite de la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine et de garantir l’accès à une énergie sûre provenant de sources propres.
La consultation restera ouverte aux commentaires des parties intéressées pendant trois semaines, jusqu’au 13 février, et ses résultats aideront Bruxelles à élaborer sa propre proposition législative, qui arrivera fin mars, comme la Commission l’a déjà annoncé dans son programme de travail pour 2023.
Plus précisément, l’enquête demande des avis sur la contribution à la réduction des factures d’électricité, la réduction de l’impact du prix des combustibles fossiles, la promotion des énergies renouvelables, la garantie de l’approvisionnement, la protection des consommateurs et l’amélioration de la transparence, de la surveillance et de l’intégrité du marché.
Après deux décennies du marché actuel de l’électricité, l’Union européenne (UE) dans son ensemble voit la nécessité d’une réforme globale pour mieux protéger les ménages et les entreprises des prix élevés de l’énergie, accroître la résilience et accélérer la transition verte dans le contexte de la crise actuelle des prix de l’électricité, avec une charge économique qui s’est abattue sur les consommateurs finaux.
La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, l’a déjà annoncé dans son discours annuel sur l’état de l’Union, et les 27 États membres de l’UE ont appelé à une action rapide pour garantir la souveraineté énergétique européenne et atteindre la neutralité climatique.
À ce jour, l’Espagne, la France et la Grèce sont les trois États membres qui ont anticipé la proposition de l’exécutif européen en soumettant leurs propres contributions à la refonte du marché de l’électricité, selon des sources de l’exécutif européen.
À cet égard, la troisième vice-présidente et ministre de la transition écologique et du défi démographique, Teresa Ribera, a déjà souligné que l’approche espagnole, envoyée à Bruxelles le 10 janvier, a suscité un «grand intérêt» chez ses partenaires européens et a même été publiquement soutenue par le ministre allemand de l’économie, Robert Habeck.
En outre, des sources ministérielles ont indiqué que l’Espagne soutient les considérations de la Commission européenne visant à faciliter le déploiement des énergies renouvelables, à améliorer la protection des consommateurs contre la volatilité des marchés des combustibles fossiles, à construire un marché plus équitable et à réaliser des progrès en termes de transparence, conformément aux arguments avancés par le gouvernement pour justifier la réforme.
L’Espagne, qui a également été le premier pays à soumettre une proposition à l’Europe, a également entamé des contacts avec Bruxelles en vue de prolonger le mécanisme ibérique de plafonnement du gaz afin de continuer à faire baisser les prix à la consommation finale face aux prix élevés du gaz naturel, au moins jusqu’à la fin de 2024, et qui a permis d’économiser 4,5 milliards d’euros à ce jour (150 euros par famille en moyenne).
Source: (EUROPA PRESS)






