
Le porte-parole du département d’État américain, Ned Price, a refusé de confirmer le déploiement éventuel de chars de combat Abrams et Leopard en Ukraine, préférant «ne pas anticiper les annonces» avant qu’elles ne soient officielles.
«Nous n’allons pas préempter les annonces potentielles d’autres alliés et d’autres partenaires, nous n’allons pas préempter plus que ce que nous avons à dire», a déclaré M. Price lors d’une conférence de presse mardi, selon CNN.
Le porte-parole de la diplomatie américaine a toutefois souligné que Washington «s’engage régulièrement» dans des discussions avec ses alliés au sujet de l’envoi d’équipements militaires en Ukraine pour aider son armée à faire face à l’offensive russe.
Les remarques de M. Price interviennent après que le Wall Street Journal a rapporté que l’administration Biden envisageait d’envoyer des chars de combat Abrams à l’Ukraine, ce qui déclencherait la fourniture de chars Leopard par l’Allemagne.
En fait, quelques heures après la publication de l’information par le journal américain, l’agence de presse allemande DPA a rapporté que Berlin pourrait donner le «feu vert» non seulement aux pays tiers qui envoient des Leopards en Ukraine, mais aussi à la fourniture par l’Allemagne elle-même de cet équipement.
LA POLOGNE DÉCLARE NE PAS AVOIR REÇU DE NOTIFICATION OFFICIELLE Bien que cette éventuelle décision allemande ait déjà été interprétée comme imminente par l’opposition et certains députés de la coalition gouvernementale, le gouvernement allemand n’a encore fait aucune déclaration officielle à ce sujet.
En fait, un responsable polonais a reconnu auprès de CNN que Varsovie n’a pas encore reçu de notification officielle de Berlin autorisant l’envoi de chars Leopard à l’armée ukrainienne.
La Pologne a été le premier pays à informer de son intention de fournir des Léopards à l’Ukraine. Toutefois, Berlin a le droit d’opposer son veto à la redistribution par les pays tiers des équipements militaires fabriqués en Allemagne.
La Pologne, ainsi que les pays baltes, ont intensifié ces derniers jours la pression sur Berlin pour faciliter la livraison de Léopards, des chars de combat que le président ukrainien lui-même, Volodimir Zelenski, considère comme essentiels pour la défense non seulement de son pays, mais aussi du continent européen dans son ensemble.
Source: (EUROPA PRESS)






